5 décembre
2014

Le récit de Suzane

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Poursuivant sur le thème de ‘dans leurs propres mots’, une des filles qui se loge actuellement dans le centre de transit a écrit un récit de sa propre vie et ses espoirs pour un avenir meilleur. *Les noms et les données personnelles ont été changés pour protéger L’enfant.   Salut, je m’appelle Suzane et j’ai 14 ans. Je n’ai jamais eu un père. Ma mère ne s’est jamais mariée et je n’ai jamais connu mon père. J’ai des demi-frères et des demi-sœurs maternelles mais ils habitent tous avec leurs pères, alors je vivais toute seule chez ma mère. Lorsque j’avais six ans, ma mère est devenue malade. Les voisins m’ont dit que c’est le VIH et ils nous en voulaient pour cela). De temps en temps ils tabassaient ma mère. J’ai arrêté d’aller à l’école en 3ème afin d’être vendeuse au marché parce que ma mère ne pouvait plus travailler. Lorsque ma mère est décédée, ma grand-mère m’a dit que c’était a cause de moi, parce que je suis une sorcière. Je n’avais aucune autre option et donc, je me suis retrouvé dans la rue. Un jour, je pleurais tout en trainant au marché et des filles, aussi de la rue, m’ont demandé ce qui s’est passé. Elles m’ont promis de me protéger. Elles m’ont parlée de Kimbilio, mais le centre se trouvait très loin et il faisait tard dans la nuit. Cette nuit-la on dormait au-dessous d’un arbre et on s’est réveillé lorsqu’il faisait toujours nuit. On marchait des heures jusqu’à ce qu’on a trouvé le Centre Kimbilio. La femme du Pasteur nous a donné du savon et des habits propres. On s’est lavé, on a mangé et on a joué. Depuis ce jour-là, chaque jour j’allais au centre Kimbilio. Pour me loger, je me déplaçais souvent à une ville voisine où une amie avait une chambre où on pouvait dormir en sécurité. Il y a deux semaines, un des encadreurs de Kimbilio et le Pasteur nous ont localise là-bas et nous ont amené au Centre Transit des Filles de Kimbilio. Maintenant, au Centre Transit, on nous apprend à lire et écrire. Ça me fait vraiment du bien d’apprendre à écrire et lire, parce qu’un jour je voudrais écrire mon autobiographie. Je veux communiquer aux gens la réalité dure de la vie dans la rue et je veux changer la piètre opinion qu’ils ont des enfants de la rue. Je veux déclarer au public qu’on n’est pas des sorcières, des voleurs ou des chiens clochards. Nous sommes des enfants, pareils aux autres, et la seule chose dont on a vraiment besoin est l’amour. J’espère un jour de raconter cet histoire dans les écoles, les églises et à mes propres enfants. Je rêve d’avoir, un jour, un mari sympathique et des enfants à moi-même.

12 août
2014

Dans ses propres mots…

A story of hope

A story of hope

L’un des objectifs principaux de Kimbilio est d’offrir la vois au chapitre aux enfants de la rue à Lubumbashi, afin de parler pour eux-mêmes de leurs propres expériences, leurs ambitions et leur perception du monde. Nous l’avons déjà fait à travers notre contribution à la Journée Internationale des Enfants de la Rue en Avril de cette année, lorsque nous avons convoqué certains des enfants que nous aidons, et nous leur avons demandé quel message ils voulaient envoyer au monde.

Dans l’esprit de donner aux enfants de la rue à Lubumbashi les moyens de parler pour eux-mêmes, nous leur donnons maintenant la scène virtuelle et nous avons invité certains d’entre eux d’écrire leur propre blog courte – quelques mots au sujet de leur vie, ce qu’ils veulent faire dans l’avenir et les choses qui sont importantes pour eux. C’est principalement pour le bénéfice des enfants concernés – il les aide à apprendre à réfléchir et à communiquer, et leur donne un coup de pouce à la confiance en soi. Mais c’est aussi une occasion pour nos supporters d’obtenir un aperçu direct sur la vie dans la rue à Lubumbashi et une impression de la personnalité unique au sein de chaque enfant. Nous espérons que vous apprécierez la lecture.

Boniface est premier sur le marbre. Il a 14 ans et est originaire de Lubumbashi. Ses parents sont séparés et il se retrouva dans la rue quand il a perdu l’argent de ses grands-parents et ils l’ont chassé de la maison, l’accusant d’être sorcière. Il était dans la rue pendant plus ou moins une année avant de trouver Kimbilio, et il vit dans notre maison à long terme depuis 4 ans, au cours desquels il va à l’école locale. Il tien à retourner dans sa famille et c’est possible que sa réinsertion arrivera bientôt.

*Les noms et les données personnelles ont été changés pour protéger L’enfant.

Bonjour a tous

Je suis un enfant vivant à la Maison Kimbilio, on m’appelle Boniface. Je remercie tous les partenaires de Kimbilio et toutela comité de Kimbilio pour la charge et le soutien qu’ils m’apportent pour ma survie.

J’ai besoin d’étudier pour avoir une bonne éducation. Mon souci est de devenir un ingénieur. Pour arriver à réaliser ce même, il faut avoir une bonne éducation accompagnée de moyen que vous m’apportez.

Merci pour tout ce que vous faites pour nous les enfants de Kimbilio.

Boniface

2 juillet
2014

La grande fête – the big party!

54 years ago this week, Congo seized independence at lightning speed. Granted, this had followed decades under an oppressive colonial regime, but within five swift years Congo went from welcoming Belgium’s King Baudouin with raucous cheers on his 1955 tour, to exploding in furious riots in January 1959. In 1960, 17 African countries gained independence and Congo did it in style. On 30th June of that year, the Palais National filled to the brim with Belgian parliamentarians and African dignitaries parading their finest ceremonial outfits. Prime Minister Lumumba gave one of the greatest speeches of the 20th century:

“… no Congolese worthy of the name can ever forget that this independence was gained by struggle, a daily struggle, a fiery and idealistic struggle, a struggle in which we spared neither our efforts nor our hardships, neither our suffering nor our blood. That struggle, which was one of tears, fire and blood, fills every fibre of our being with pride, for it was a noble and a just struggle, an inevitable struggle to end the humiliating slavery that had been imposed on us by force.”*

Granted, nothing in Congo passes without debate, and the motivators, delivery and consequences of independence are hotly contested by everyone from taxi drivers to the market-dwelling mamans to the shoe-shine boys. But on Monday, Congo partied en masse.

Kimbilio Independence Day Celebration

Kimbilio Independence Day Celebration

Not ones to miss an opportunity for a party, the Kimbilio team put on our own celebration last week, hosted by the Cercle Hellenique (the Greek club) and attended by almost all the volunteers, staff and kids who drive the Kimbilio project. It was a great opportunity for the kids to have some fun in the playground, burn off some competitive energy on the football pitch and even shoot some hoops. Indeed, frère Thierry was a bit of a star on basketball court.

It was also a rare chance to find out from the children themselves what independence means to them. Bearing in mind that these are children with disrupted education, who have been cut off from mainstream society for long periods of time, their responses were enlightening. When asked what independence means to them, a couple replied: “it means that we are coming out of slavery” and “we are not slaves” evoking Lumumba’s own words. These children know little detail of the political instability, economic turmoil and security crises that have followed independence, but they have certainly felt the sharp edge of the poverty, violence, and corruption that still plague their country. Nonetheless, they are proud, excited and hopeful citizens of a vast and complicated territory. We are proud to work and celebrate with them.

*Quote taken from ‘Congo: the epic history of a people’ by David Van Reybrouck.

21 juin
2013

Regardez notre nouveau film ….

Nous venons de faire un film sur notre travail au Congo …. profiter.

https://www.kimbiliocongo.org/kimbilio-projects/ 

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